Engagés dans une démarche d’observation des pratiques solidaires, les chercheurs de l’Institut travaillent à l’élaboration d’un outil, «Le tableau de bord des pratiques solidaires», dont ils souhaitaient discuter avec Jean-Louis Laville. L’après-midi de cette journée a été consacré à des échanges qui furent de très haute tenue.
Ce qui en ressort est très positif et valide la position intellectuelle de l’institut,
position selon laquelle la solidarité n’est pas une valeur en soi (de nature philanthropique ou autre), mais une modalité d’action individuelle et collective. En effet, Jean-Louis LAVILLE a insisté sur le fait que cette approche des pratiques solidaires par le territoire, sur un mode qualitatif et auprès de structures économiques non forcément sociales et solidaires, approche «pertinente et novatrice», permettait de repérer des pratiques qui participent d’un modèle dans lequel le marché ne serait ni omniprésent ni omnipotent. Ce repérage, outre sa dimension «état des lieux», est un puissant outil de compréhension de l’économique voire d’orientation stratégique.
En début de soirée devant une soixantaine d’auditeurs attentifs, Jean-Louis Laville a présenté avec brio son dernier ouvrage (Politique de l’association). Ouvrage dans lequel, en suivant une double ligne, historique et théorique, l’auteur cherche à éclairer le débat contemporain par une réflexion originale sur la démocratie et l’économie.